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MOIS DU DOC - SERENT

Dernière mise à jour : 20 nov. 2023


VENDREDI 24 NOVEMBRE - 20H30

ATTENTION - CHANGEMENT DE LIEU

Suite à la tempête Ciaran, la Salle des Fêtes étant endommagée, la projection aura lieu dans la Salle d'animation de la Radio PLUM'FM, 2 rue des Rosiers.

Réservation obligatoire (06 99 93 01 07 ou lespasseurs02@hotmail.fr)

En partenariat avec la Médiathèque de Sérent

Entrée libre

En présence de Margaux Magnan, l'assistante réalisatrice et membre de l'association Limbo


LE CHANT DES VIVANTS

Un film de Cécile ALLEGRA

82 min - 2023

Survivants de la longue route de l’exil, de jeunes filles, de jeunes hommes, arrivent à Conques, au cœur de l’Aveyron. Là, une association, Limbo, entourée d’habitants accueillants, permet au groupe de se poser un temps. Ces jeunes sont issus d’Erythrée, du Soudan, de Somalie, de Guinée, de RDC. À Conques, ils marchent, discutent, respirent... Peu à peu, le souvenir de la route s’atténue, et la parole renaît. Alors un jour surgit une idée un peu folle, celle d’une expérience collective. L’histoire commence à l’automne, dans ce petit bout de France, et se termine en juillet, dans l’éclat d’un été. De toutes leurs épreuves, ils feront une chanson.


GENESE DU FILM

Un jour de juin 2014, Cécile Allegra sort du Sinaï en emportant les

derniers rushs deVoyage en Barbarie1 . En Egypte, elle a rencontré H.,

survivant d’une longue détention dans le Sinaï. Son esprit est emmuré

dans la douleur, comme il l’est, lui, au dernier étage de cette tour du

Caire. À la fin du tournage, H. confie à Cécile : « tu es un mirage qui va

s’évaporer, dans quelques minutes, il ne restera rien ». Elle lui fait alors

une promesse, dont elle connait les dangers : celle de le sortir de là.

Cécile est entrée dans le Sinaï en tant que réalisatrice, elle en revient

décidée à s’engager. À son retour en France, elle parle aux officiers

de l’OFPRA 2 , du MAE3, aux parlementaires de l’Assemblée, du Sénat

français, du Sénat italien : à tous, elle leur répète que ce qu’elle a vu

n’est pas « juste » un trafic, mais un système concentrationnaire.

À l’automne 2015, quelque chose bouge enfin. Grâce à l’OFPRA, elle

parvient à faire sortir H. avec M., un autre mineur survivant. Ils arrivent

en France avec un visa pour l’asile et s’installent dans un CADA 4 en

Alsace. Cécile croit alors que le plus dur est derrière eux, qu’elle a fait

tout ce qu’elle a pu. Cinq mois plus tard, son téléphone sonne : H. a été

trouvé inanimé, sur le sol de son dortoir. Il n’a pas pris une corde, ne

s’est pas ouvert les veines. Il s’est juste couché sur son lit et il est resté

là sans boire et sans manger. Jusqu’à tomber dans le coma. Il s’en est

sorti de justesse.

Dans les jours qui ont suivi, Cécile créé l’association Limbo. Une

vingtaine de personnes, psychologues, art-thérapeutes, militants en font

partie et réfléchissent ensemble à la meilleure manière d’accompagner

les survivants des camps de torture lybiens.

Depuis 2016, Limbo organise des séjours thérapeutiques à Conques.

Six fois par an, ce village de l’Aveyron accueille une dizaine de jeunes

ayant survécu aux camps de Libye : le temps d’une semaine, ils suivent

des séances d’art-thérapie et de musicothérapie pour se reconstruire.

Peu à peu, un lien se renoue entre leur corps torturé et leur psyché

meurtrie. Pour certains d’entre eux, la reconstruction s’ébauche très

vite. Pour d’autres, il faudra plus de temps.












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